Conduire des conversations en apologétique – 08 – La tactique Columbo – Premier but : Obtenir de l’information et rester hors du feu de la critique.

Nous poursuivons aujourd’hui une série d’articles sur la conduite de conversations en apologétique. C’est un texte inédit, présenté en 2008 lors d’une conférence sur l’apologétique à Grenoble. Cette série nous conduira une bonne partie de l’été. Nous espérons qu’elle vous sera utile pour l’annonce de l’Évangile autour de vous. Retrouvez le sommaire de la série ici, dans notre dossier sur l’apologétique.

Conduire des conversations en apologétique, Repères bibliques, attitude et méthodes > La tactique Columbo > Premier but : Obtenir de l’information et rester hors du feu de la critique

C’est la plus simple et elle s’effectue sans aucun stress, sa question clé est : Que veux-tu dire par là ? Elle dit notre besoin d’en savoir plus sur les convictions de l’interlocuteur. Elle permet de débuter une conversation détendue, à bâtons rompus, et nous permet de connaître et d’écouter le point de vue de notre interlocuteur. Préalable précieux pour pouvoir ensuite répondre !

Exemples :

  • “Dieu n’existe pas !“ → “Que veux-tu dire par Dieu ?“ ou « Que veux-tu dire par là ? Â»
  • “Toutes les religions sont fondamentalement semblables !“ → “De quelle manière sont-elles fondamentalement semblables ?“ ;
  • “Tu ne dois pas m’imposer tes idées !“ → “De quelle manière suis-je en train de t’imposer mes idées ?“

Intérêts pour le non croyant :

  • Il est immédiatement engagé dans une conversation très interactive. Il a l’occasion de s’expliquer devant quelqu’un qui l’écoute attentivement.
  • Il rencontre un intérêt sincère et non feint pour ses positions.
  • Cela le force à réfléchir sérieusement aux conséquences logiques de ses affirmations !

Autre avantage : on reste en dehors du feu de la critique. Il arrive en effet que l’on ne soit pas suffisamment préparé pour répondre aux objections, ou que l’on n’arrive pas à rassembler ses idées suffisamment vite. Il ne faut jamais se sentir contraint de répondre immédiatement à chaque question posée ou à chaque affirmation déclarée. Prenons donc du temps pour écouter notre interlocuteur et être attentif à sa sensibilité : « Merci de m’expliquer ta position et les raisons pour lesquelles tu les tiens. On en reparlera plus tard. Â»

Posez quelques questions sans chercher à gagner la conversation. Prenez soin de bien comprendre les arguments et les objections. Au besoin, notez-les, vous offrez à votre interlocuteur une occasion de plus de formaliser ses propos. Cet effort de sa part pourra l’amener à prendre conscience des failles de son raisonnement. Quant à vous, vous identifiez mieux sa position et vous pouvez vous préparer pour mieux lui répondre plus tard.

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La superstition

Un visiteur s’étonnait de voir un fer à cheval sur la porte d’un célèbre savant atomiste danois.
- Je n’aurais jamais pensé qu’un homme comme vous puisse croire à une telle superstition, lui dit-il.
- Oh ! je n’y crois pas, répondit Bohr en souriant. Mais on m’a dit que le fer à cheval porte bonheur, qu’on y croit ou qu’on y croit pas !

Un sondage

Un sondage publié il y a quelques années révèlait que les deux tiers des Français ne s’avouaient pas superstitieux ; cependant, plus de la moitié pensaient que certaines choses portent malheur (mettre le pain à l’envers, ouvrir un parapluie dans une maison, …), et 53 % croyaient aux porte-bonheur (fétiches, trèfle à quatre feuilles, …)

Une pratique occulte

« Le plus sceptique a ses moments de superstition. »

Prosper Mérimée

En fait, beaucoup de personnes sont superstitieuses sans le savoir, tout comme Monsieur Jourdain faisait de la prose.

C’est une forme de croyance et de pratique occulte. Le mot occulte signifie : caché, secret, mystérieux. Il sert à qualifier ce que nos sens ne peuvent percevoir et ce que notre raison ne peut saisir par elle-même.

Disons-le, la foi chrétienne n’a rien de commun avec l’occultisme quelle qu’en soit la forme. On ne peut être à la fois superstitieux et chrétien.

Une pratique dangereuse

La superstition n’est pas sans danger. Non seulement elle brise toute relation avec Dieu, mais elle place ses adeptes sous le pouvoir de Satan (son nom signifie : adversaire), qui veut empêcher hommes et femmes de se confier réellement en Dieu. Jésus l’appelle «  le père du mensonge  » . (1)

La superstition est génératrice de peurs irraisonnées (pour ne pas dire déraisonnables) et de croyances absurdes. Elle n’engendre ni la paix ni le repos, bien au contraire. Or, la peur et la foi habitent rarement sous le même toit.

Du reste, mettre sa confiance en des objets quelconques auxquels on attribue une valeur quasi magique, est une forme d’idolâtrie. Les peuples primitifs ne se confiaient-ils pas en des faux-dieux de bois ou de métal, des talismans ou des gris-gris ?

La solution

Il est vrai qu’il n’est pas facile de renoncer à toute forme de superstition. On entend souvent dire : « C’est plus fort que moi, quand je vois le pain posé à l’envers, je pense aussitôt qu’un malheur va arriver ».

On peut être libéré de la superstition et des craintes ou fausses sécurités qu’elle produit :

  • Reconnaissez votre besoin d’être délivré. A votre insu, vous étiez esclave de ces peurs ou de ces croyances erronées, mais Jésus a dit que celui qu’il affranchit est réellement libre. (2)
  • Croyez que Jésus est mort sur la Croix et qu’Il est ressuscité pour vous obtenir la libération de toutes vos superstitions et le pardon. La Bible dit : «  Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés  » . (3)
  • Jetez tous vos porte-bonheur sans aucune crainte. Maintenant, comme l’a dit Jésus-Christ : «  Ayez foi en Dieu  » . C’est lui qui dirigera votre vie. Il vous aime.
  • Pour vous aider dans ces démarches, vous pouvez demander l’aide d’un serviteur de Dieu ou d’un chrétien expérimenté qui priera pour vous.
  • Joignez-vous à une communauté de croyants qui fondent toute leur foi en Jésus-Christ, celui qui a dit :

    «  Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libre  » . (4)

Que Dieu vous bénisse !

 

Citations de la Bible :
(1) Jean 8.44
(2) Jean 8.36
(3) Actes 10.43
(4) Jean 8.32

Conduire des conversations en apologétique – 07 – La tactique Columbo – Introduction

Nous poursuivons aujourd’hui une série d’articles sur la conduite de conversations en apologétique. C’est un texte inédit, présenté en 2008 lors d’une conférence sur l’apologétique à Grenoble. Cette série nous conduira une bonne partie de l’été. Nous espérons qu’elle vous sera utile pour l’annonce de l’Évangile autour de vous. Retrouvez le sommaire de la série ici, dans notre dossier sur l’apologétique.

Conduire des conversations en apologétique, Repères bibliques, attitude et méthodes > La tactique Columbo > Introduction

C’est la tactique de base, qu’on peut déployer partout. C’est la plus simple, la plus logique. Elle permet d’avoir ou de retrouver la maîtrise de la conversation.

Basée sur la manière d’agir du fameux policier américain, elle consiste à passer à l’offensive d’une façon désarmante avec des questions soigneusement sélectionnées, pour avancer pertinemment dans une conversation. Une règle simple : poser les bonnes questions !

Cette tactique peut devenir naturelle, surtout si on s’y est préparé !
La question la plus simple qui soit dans la plupart des circonstances est : « Comment le sais-tu ? »

Autres formulations : Pourquoi devrais-je croire ce que tu crois ? Pourquoi devrais-je croire que ton organisation (Mormons, Témoins de Jéhovah, …) parle au nom de Dieu ? Je suis curieux de savoir pourquoi tu affirmes une telle chose ? …

C’est une bonne tactique à utiliser au travail, terrain souvent décourageant, car elle permet de progresser sans avoir à exposer ses convictions. Dans une première approche cela peut s’avérer sage compte-tenu des a priori anti-chrétiens de beaucoup de nos contemporains. Vouloir d’emblée défendre notre foi peut s’avérer contre productif.

La tactique Columbo a 3 buts auxquelles correspondent 3 types de questions. Ces 3 buts peuvent se résumer ainsi :

  • obtenir de l’information et rester hors du feu de la critique ;
  • renverser l’obligation de se justifier ;
  • exploiter indirectement les faiblesses et les failles des raisonnements adverses.

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La bêtise, ça frustre grave ! (Eccl 9.13-10.20) #10

Nous abordons ce matin la section de l’Ecclésiaste la plus proche de la littérature dite « de sagesse Â». La sagesse dans la Bible se veut éminemment concrète. Elle ne traite pas du « quoi Â» mais du « comment Â». La différence entre un sage et un insensé se mesure à sa mise en pratique. Le sage réalise, vit la sagesse, concrètement :

  • Sans une bonne gestion d’un budget, c’est un miracle de ne pas être dépossédé..
  • Sans amour, c’est un miracle de ne pas divorcer.
  • Sans attention pour nos enfants, c’est un miracle s’ils ne rentrent pas en prison
  • Sans objectif de vie, on sait pas quoi en faire.
  • …/…

Suivons ses descriptions pittoresques …

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Conduire des conversations en apologétique – 06 – Stratégie et tactique, deux éléments d’une défense chrétienne – Avant tout, une conduite chrétienne et sensée

Nous poursuivons aujourd’hui une série d’articles sur la conduite de conversations en apologétique. C’est un texte inédit, présenté en 2008 lors d’une conférence sur l’apologétique à Grenoble. Cette série nous conduira une bonne partie de l’été. Nous espérons qu’elle vous sera utile pour l’annonce de l’Évangile autour de vous. Retrouvez le sommaire de la série ici, dans notre dossier sur l’apologétique.

Conduire des conversations en apologétique, Repères bibliques, attitude et méthodes > Stratégie et tactique, deux éléments d’une défense chrétienne > Avant tout, une conduite chrétienne et sensée

Les éléments présentés ci-après ne sont pas des astuces ni des ruses pour détruire les non-chrétiens, ou pour remplir son tableau de chasse !!! Certaines de ces tactiques sont très efficaces et peuvent être utilisées à mauvais escient (humilier l’autre, « vaincre Â» oralement sur les gens, les obliger à se ranger à notre point de vue, …). Ce n’est pas notre but. L’esprit de destruction ne vient pas de Dieu mais du diable.

Il s’agit d’être direct, concentré sur son objectif, qui est d’amener l’autre à se poser des questions. Il ne s’agira jamais de faire peur, ni d’être agressif.

Le but est plutôt de trouver des moyens intelligents d’exploiter les raisonnements erronés des cultures non chrétiennes trop souvent opposées à Dieu (Eph. 2.2) pour amener nos interlocuteurs à être confrontés à la bonne nouvelle de Jésus-Christ.

Enfin, la Bible nous enseigne à être prêt à défendre l’espérance qui est en nous (1Pierre 3:15). Cette espérance est contenue dans la Parole de Dieu. Cela veut dire que notre défense de la foi doit être basée sur une connaissance solide des Écritures. Dans les discussions, le Seigneur pourra aussi nous amener à confier à nos interlocuteurs quelques citations des Écritures. Soyons confiants dans la puissance de la Parole de Dieu pour interpeller nos amis bien au-delà de nos conversations. En même temps, usons avec sagesse de la Parole, de sorte que si nous y faisons référence dans la discussion, cela soit compréhensible pour ceux qui nous écoutent. La première parole à laquelle nos amis sont confrontés, c’est la nôtre…

Au delà des arguments scripturaires, nous présentons maintenant quelques tactiques simples à mettre en Å“uvre dans nos conversations…

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